Paul Alessandrini a été le critique de "Rock an Folk", le plus important magazine du 1969 à 1978. Il a aussi fait partie de l'équipe qui créa le magazine de la contre-culture "Actuel". Parallèlement a fait de la Radio à France-Musique et France-Culture; il a réalise quelques courts métrages pour la Tv sur le sport à New York et un sujet de 1h20m pour Canal+ en 1992 en Amérique Latine (Brasile, Cube, St Domingue) avec notamment des musiciens de ce pays. "J'ai rencontré Bob Marley pour la première fois à Amsterdam, en 1976. Il n'était effectivement pas très grand. Il avait une "belle gueule" de métis. A la fois distant, avec un sourire énigmatique et séduisant. Un beau personnage.Il était venu donner à l'époque son concert européen.Il habitait une suite du Hilton, la même que avait utilisée l'Empereur Haile Selassie lors d'une de ses visites en Hollande.Le concert fut pour moi un choc comparable à celui ressorti en 1966 (1967?) lors du passage de Jimi Hendrix à l'Olympia à Paris. J'étais à Amsterdam dans l'espoir d'interviewer Bob Marley; j'ai pu le voir tard dans la soirée, complètement "stoned". Il n'accepta de me parler qu'un moment ou j'eus l'idée d'évoquer avec lui le football et notamment l'idée d'organiser un match à Paris lors de sa prochaine visita.L'interview parut dans le magazine "Rock an folk" auquel je collaborais depuis sept ans. En 1992 lors d'une visite à Kingston de la maison-studio de Bob Marley j'ai eu la surprise de retrouver la couverture de "Rock and Folk" et mon interview sur les murs d'un pièce de la maison.Le match eut lieu sur un terrain synthétique qui se trouve devant l'Hôtel Hilton à Paris, tout pres de la Tour Eiffel. Je trouvais ainsi que quatre ou cinq rock-critiques dans l'équipe des Wailers contre une équipe formée de comédiens, artistes et de Francis Borrell qui était à l'époque le Président du Paris St Germain. Nous avons gagné par 4-0Je n'ai pas le souvenir que Bob Marley se soit blessé au pied lors de ce match.J ai réalisé le documentaire sur Bob Marley en 1980 à Kingston. Nous l'avons attendu des jours entiers at à l'extrême fin nous avons pu le filmer. Moments exceptionnels, inoubliables, notamment lors de l'enregistrement en studio de "Could you be loved"La raison de son retard: il avait décide de donner un concert pour la fête de l'indipendence du Zimbabwe.Là encore nous avons joué au football avec lui dans le cour du studio Tuff Gong.Il m'avait dit: "Football is music". Pendant le jour d'attente, nous avions filmé Burning Spear et Third World. Quelques semaines après, debut juillet, les Wailers sont venus donner un concert à Paris dans le Parc du Bourget et lors de la fête sur la Seine qui suivit, Bob Marley exigea qu'on lui projette le film. Tous les musiciens et l'entourage de Bob Marley assisterent la projection dans la cave du bateau. Sobrement Bob Marley declara qu'il aime beaucoup le film. Le soir même je reçus chez moi un coup téléphone de Chris Blackwell, directeur d' Island Records pour me dire que Bob voulait que nous realisions le film de sa tournée prévue en Brasil avec notamment le concert au célèbre Stade de Maracana. Mais quelques semaines après, lors de sa tournée aux USA, il tombait malade