Bob Marley tite reponse a propos de "bob marley and the wailers"

Bob Marley tite reponse a propos de "bob marley and the wailers"
Le goupe est les wailers ,je n'ai jamais dit que je voulait que sa soit bob marley and the wailers je n'ais jamais dit sa tu vou parce que je suis un wailer le meme titre que les autres!!

Journaliste:Pourquoi vous vous etes separez ?

Bob: Je ne sais pas vraiment pourquoi tu voi man (avec l'air un peu triste)

Interview de bob en 1973 en jamaique

# Posté le dimanche 12 juin 2005 17:40

Modifié le samedi 26 mai 2007 06:53

bob Marley et les wailers en france en 77 (le match ou il se blessent a l'orteille)

bob Marley et les wailers en france en 77 (le match ou il se blessent a l'orteille)
Depuis qu'ils ont perdu le match de football 4 à 3 contre l'équipe des rock critiques, les Pink Floyd ne jouent plus. Cette année, par exemple, ils ont fermement décliné un gaillard défi de nos athlètes qui leur proposaient une revanche à l'occasion de leur passage par Paris.

Et depuis, c'est un vent de désolation qui soufflait sur nos rockers qui, pour ne rien vous celer, pratiquent un entrainement intensif depuis trois ans déjà, envahissant chaque samedi les terrains de foot parisiens, moulés dans leurs maillots lamés et pailletés.

Aussi, l'annonce que Bob Marley et ses Wailers avaient pour habitude de disputer un match de foot dans chaque capitale où ils donnent un concert souleva une vague d'excitation. Et une équipe de rock se prépara à aller croiser le ballon rond avec les fils de la Jamaïque. Surprise, le matin du match "France-Soir" annonçait que les Wailers rencontreraient l'équipe des Polymusclés. Gaillards colosses moulés dans de sémillants t-shirts verts, les Polymusclés étaient en effet au rendez-vous. Cette équipe, constituée de vétérans du show-biz, de la télé et du cinéma, semblait si cohérente et décidée que les rock-critiques se retrouvèrent du côté des Wailers (en trop petit nombre, de toute façon).

Quelle ambiance! Nos athlètes s'échauffent en tirant des buts, les Wailers poussent leur ballon et se font d'arabesques passes. Profitant des dernières lueurs du jour, une équipe d'Antenne 2 interviewe même Bob Marley.

La journaliste: M'sieur Marley, ne trouvez-vous pas étrange de jouer une musique de pauvres et d'être aussi riche?
Bob Marley: (dans un survêtement aux couleurs de la Jamaïque, ses nattes dissimulées sous un bonnet de tricot, vacille et répond) : "I am what I am." Puis il s'éloigne et fait une tête. (Flashes, caméras, claps.)

A 9 h, les deux équipes prennent place.

Philippe Paringaux se carre fermement dans ses buts. Marjorie Alessandrini va souhaiter bonne chance à Paul, qui joue inter-droit. Minute émouvante que celle-ci ! Bob Marley est ailier gauche, Francis Dordor ailier droit. Jean Louis "Soul Bros" Lamaison est arrière droit Les Wailers se répartissent au centre et à l'arrière. Equipe hétéroclite que la nôtre ! En face les Polymusclés semblent de sérieux, voire d'invincibles concurrents. Ça y est !

Coup de sifflet, c'est la première attaque fermement menée par Paul Alessandrini qu fidèle à sa devise, flashe littéralement le but adverse. Mais les Polymusclés opposent une défense brutale, sinon cohérente, et très vite Bob Marley voit la balle lui échouer entre les crampons. Finement, il remonte, à la limite de la touche, jonglant littéralement avec le cuir faisant preuve d'une indéniable agilité. On ne peut pas lui prendre la balle !

Alors, le jeu s'organise; malgré leur démarrage fulgurant, les rockers semblent perdre l'avantage. Deux descentes ventre à terre viennent s'écraser contre le but de Paringaux qui dégage immédiatement. Heureusement, l'un des Wailers reprend l'affaire au pied ! C'est Family Man Barrett,un gros rasta bourru qui marmonne des prières en shootant et qui, grâce à Jah, va marquer le premier but à 9 h 35.

Mais cette joie est de courte durée! Bob Marley est canné! Inquiet, visiblement, il vient à l'arrière, souffrant du pied. A son tour, Francis Dordor se fait remarquer en bloquant une balle hasardeuse par un saut " en crapaud" que ne suivra hélas aucune action, notre ami semblant en perte de souffle. Cependant, secondé par Jean-Marie Leduc (immortel auteur de l'ouvrage "Pink Floyd " aux éditions Albin Michel), Paul Alessandrini remonte, inquiétant les Polymusclés jusqu'à la mi- temps. 1-0.




Une petite pluie fine s'est mise à tomber, glaçant les innombrables spectateurs de marque (Brenda Jackson, Jennifer Bier, Michel Bourre, Philippe K½chlin et Madame, Jean Tronchot, le Cheapthrilleur, François Ducray, Régis Logivière, la famille Givaudan, Monsieur Cristiani et Madame).

Cette mi-temps voit quelques changements dans les équipes. Jean-Louis "Memphis" Lamaison, Bob " So Jah Said" Marley et Francis "Heat Treatment" Dordor, épuisés, quittent le terrain. Le bassiste de Bijou (qui devait s'avérer aussi dangereux avec un ballon qu'à la guitare) remplace Lamaison, Bruno Caruso, malgré un équipement de fortune, rentre aussi. Les Wailers, bien protégés par leurs bonnets de laine et leurs anoraks, ne semblent pas souffrir excessivement de la pluie. Il en va autrement de nos joueurs qui, maculés de boue, vont faire la preuve de cette énergie qui manque si cruellement à nos groupes de rock, Un mot, donc, pour Leduc et Alessandrini, fonceurs acharnés qui inquiétèrent sans trêve ni répit les Polymusclés, marquent but sur but élevant sans arrêt le score. Un mot aussi pour Philippe Paringaux qui fit l'admiration de Bob Marley (qui vint lui tapoter amicalement le ventre en lui disant " the best "... un comble !) statue hiératique repoussant avec une fermeté bourrée de classe les tirs lourds des Polymusclés. Un mot, enfin, pour le Cheapthrilleur qui, véritable héros du journalisme, accompli son devoir jusqu'au bout, restant dressé sur le bord du terrain, battu par le vent glacial et la pluie, griffonnant de fiévreuses notes sur son bloc rouge.

En effet, le show-biz s'était de longue date replié sur les bars ou les vestiaires que nous restions pratiquement seul (soutenu cependant par deux membres de l'organisation Skydog venus nous demander un autographe). Moments de rigueur et de solitude qu'atténua à peine la visite d'une des chanteuses des Wailers : moulée dans un levi's sombre, ses cheveux pris dans un fichu bigarré, elle nous entretint de la forme de Bob entre deux éclats de rire. " Ho! Ho! Hi! Hi! Regardez comme il a grossi ! " Et c'est vrai que Marley prend du ventre! Alors, le football, est-ce une tentative désespérée pour... retrouver la ligne? " Non! Bob a toujours adoré jouer au foot 1 Mais depuis peu, il mange mieux! Hu ! Hu ! " Le temps que nous regardions cette héroïne digne des crayons d'un Hugo Pratt s'éloigner et.., les Wailers/Rock critiques marquaient leur sixième but !!!

Terrassés, les Polymusclés tentèrent l'impossible, implorant une prolongation de dix minutes... prolongation qui leur fut accordée avec magnanimité sans que cela changeat en rien le score final qui restait donc de six à un vers 23 h 15... Une victoire retentissante pour nos amis du rock... et du reggae! Alors, après une heure et demie d'efforts tous les joueurs se précipitèrent dans les vestiaires où je pus pénétrer sans grand problème (grâce à mon backstage pass). Et là, il nous faut remercier la maison de disques des Wailers qui, dans un admirable élan de générosité et d'abnégation, n'avait strictement rien prévu Oui, ami lecteur et toi aussi, ami du sport vous avez bien lu. Rien. Pas la plus petite goutte de bière, pas le moindre verre de soda pas le plus anodin des sticks de ganja, pas la plus infime tartelette. Nos joueurs, transis épuisés mais heureux, quittèrent donc leurs vêtements crottés et reprirent le chemin de leurs foyers où ils purent annoncer à leurs familiers DEUX records:

-Les verts étaient battus.

-Au terme d'une longue lutte, Phonogran venait d'enlever la coupe de maison de disques la plus spartiate de France.

C'est pas de jeu! -


# Posté le dimanche 12 juin 2005 09:11

Biographie of the wailers

Biographie of the wailers

# Posté le dimanche 12 juin 2005 09:04

Bunny Livingston (wailer)

Bunny Livingston (wailer)
Bunny Wailer, de son vrai nom Neville Livingstone, est né à Kingston en 1947. Il rencontre Bob Marley dès l'enfance et les deux vont faire la paire. En effet, les deux potes se retrouvent à l'adolescence et vont devenir les élèves de Joe Higgs qui leur enseigne tout son savoir musical. C'est à cette époque qu'ils rencontrent un certain Peter Tosch... Les trois amis vont créer successivement Teenagers, puis the Wailing Rude boys et enfin the Wailing Wailers. C'est Bunny Wailer qui fera les harmonies vocales dans le groupe.
Après avoir bossé avec Leslie Kong, c'est chez Studio 1, avec Clément Coxsone Dodd qu'ils vont acquérir leur début de notoriété. Les Wailers vont en effet sortir pas moins de 70 singles pour Studio 1, dans le plus pur style de l'époque : entre reprises de morceaux soul et morceaux originaux comme « Simmer Down ».
Bunny, plutôt discret en général, sait être là au bon moment et c'est donc lui qu'on apprécie au chant sur la chanson « Sunday Morning ». lorsque Bob Marley part tenter sa chance aux Etats-Unis, il enregistre de très bons titres parmi lesquels on peut citer « Dreamland » et « Rock Sweet Rock »...
Pourtant, en 1967, sa carrière musicale connaît un coup d'arrêt lorsqu'il est arrêté et emprisonné pour détention de marijuana.
De retour au sein des Wailers, il participe à la création du label Wailing'n Soul. Les fans savent que c'est Bunny Wailer qui pose sa voix sur les titres « Riding High », « Brain Washing » et « Rebel's hop »...
C'est à l'époque de la collaboration des Wailers avec Lee Perry, que ce dernier fait un remix de « Dreamland ». c'est aussi à cette époque qu'il crée son propre label Solomonic (1972).
De la période Island des Wailers, il faut surtout retenir que c'est sur leur second album, « Burnin », qu'il assume le rôle de chanteur solo sur « Hallellujah Time » et « Pass It On ». En 1973, fatigué, il refuse de faire la tournée américaine des Wailers et est remplacé par son mentor Joe Higgs. Un an plus tard le groupe se sépare. Peter et lui débutent des carrières solos. C'est donc sur son label Solomonic, que Bunny Wailer va sortir les singles « Rastaman », en 1974, et « Arabs oil Weapon » en 1975. Il publie son premier album solo, « Blackheart Man », en 1976. C'est une compilation de ses singles qui va connaître un bon succès. Suivent les albums « Protest », en 1977, et « Struggle », en 1979, ainsi qu'une participation à la bande originale du film « Rockers » et le tube « Love Fire ».
En 1980, il sort un album de reprise des titres des Wailers de l'époque Island. Puis produit, à la mort de Bob Marley, le fameux « Tribute », en mémoire de son ami d'enfance.
Bunny Wailer prend, alors, un peu de recul avec l'avènement de l'ère du digital dans le reggae des 80's.. Ils tentent de reformer les Wailers avec Peter et Justin Braithwait, mais malgré le succès d'un premier titre « Nice Time », ils se heurtent au refus de Rita Marley qui a hérité des droits d'auteurs de son mari. Puis Peter Tosch est assassiné en 1987. Bunny continue à écrire, mais se fait plus discret. Les plus chanceux auront pu l'apercevoir lors de concert organisé à la mémoire de Bob Marley, ou l'écouter sur une compilation où il reprend à nouveau les meilleurs titres de Bob...

# Posté le dimanche 12 juin 2005 08:36

Peter Tosh

Peter Tosh
Né à Church Lincoln (Westmoreland) en Jamaïque le 9 octobre 1944, Winston Hubert Macintoch dit Peter Tosh n'a pas connu son père. Sa mère (Alvera Coke) pauvre adolescente ne pouvant l'élever le confie à une tante dans la ville côtière de Savana La Mar. Personne dans sa famille n'avait les moyens de lui assurer une éducation décente mais il était très déterminé et talentueux.
Jeune adolescent, Peter s'installe à Denhamtown l'un des quartiers chauds de Kingston. Il partage son temps entre la rue, l'école et la chapelle du quartier. Dans la rue, il vit de petits "business". Comme tous les ghetto boys, il côtoie les jeunes kids de Trenchtown. Tosh n'a pas beaucoup souffert du "milieu" car son arrogance et sa grande taille le mettaient à l'abri des surprises désagréables. Il était respecté par ses pairs. Bien sûr il eut quelques démêlés avec la police pour détention de ganja, violence et surtout pour ses idées politico-philosophiques. La crise économique des années 60 rend la vie insupportable aux jeunes du ghetto. La drogue et la misère participent à l'explosion de la criminalité et les brutalités policières n'arrangeaient pas du tout les choses. La tension était permanente dans les quartiers pauvres de Kingston. Le déclin de l'agriculture jamaïcaine amplifie l'exode rural et l'explosion démographique dans les ghettos.Tout naturellement Peter cherchait une issue à sa situation. Il dit avoir vécu et vu des choses horribles à Trenchtowm.
Il fréquentait épisodiquement la paroisse mais pas pour le catéchisme ni pour écouter les "bonnes paroles" du pasteur (pourtant il était très croyant) mais pour avoir accès à la guitare que le pasteur lui confiait de temps en temps. Très vite, ses dons pour cet instrument furent remarqués. Il était aussi un bon pianiste très tôt. Ce surdoué se mit aussi à la chanson en intégrant la chorale. Mais Peter s'ennuie très rapidement car les répétitions de chants spirituels laissaient peu de place à des improvisations et à l'éclosion d'un talent personnel. Et surtout ses idées révolutionnaires dérangeaient les gardiens de l'ordre moral et politique. L'église officielle et la police ne voyaient pas d'un bon oeil l'avènement de ce mouvement qu'est le rastafarisme. Peter Tosh n'avait-il pas demandé publiquement la légalisation de la marijuana ? Peter chantait dans la rue contre quelques shillings. Il dénonçait la manipulation mentale de l'église qui encourageait la diabolisation et la marginalisation des rastamen du ghetto.



Tosh fut influencé par le Blues , la Soul et surtout le Ska. Le Ska véhiculait des messages de rebellion, d'encouragement et de prise de conscience. C'était aussi la période des indépendances dans le tiers-monde, l'époque du black power. Le Ska rencontra un grand succès auprès des jeunes du ghetto. Peter Tosh essaya des mélanges de genres musicaux assez surprenants. Il perfectionna sa guitare et sa voix. C'est aussi à cette époque que le Ska fut détrôné par le Rock Steady (plus rythmique) qui deviendra plus tard le Reggae.
A la même époque, un certain Robert Nesta Marley cherchait aussi sa voie. Bob avait rencontré Joe Higgs un artiste qui avait une autorité morale sur les jeunes du ghetto. Higgs était un modèle pour Bob Marley. Rappelons que Bob aussi était privé de père et trouvait en Higgs un maître sur le plan musical et le père qu'il n'avait pas connu. Bob et son copain Bunny Livingstone (Bunny Wailer) ont rencontré Peter Tosh lors d'une séance organisée par Higgs. Peter Tosh très bon guitariste et chanteur talentueux se joint à Bob et Bunny pour former un trio qui aura pour nom "The Wailing rudeboys", puis "The Wailing Wailers" et enfin "The Wailers". Ainsi naquit le plus célèbre des groupes reggae.
Sous la direction de Joe Higgs , de Coxsone Dodd, de Lee Scratch Perry et enfin de Chris Blakwell (de chez Island) le groupe enregistre plusieurs albums. Certains albums étaient pressés à quelques dizaines d'exemplaires seulement, juste de quoi rembourser les frais de location de studio et s'acheter une paire de chaussures ou un costume neuf. Le chaos économique et social qui régnait en Jamaïque à cette époque favorisait les piratages de disques d'autant plus que les radios officielles programmaient très peu de reggae. Cette musique de par le message qu'il véhicule était jugée subversive. Les premiers disques des Wailers étaient bien accueillis par le public lassé d'écouter la pop anglo-américaine dont on l'abreuvait. Les Wailers ont trouvé leur voie. Ils rencontrent le succès mais étaient fauchés.



Bob part aux USA voir sa mère. Il y resta quelques mois en vivant de petits emplois, Bunny fait un court séjour dans les geôles pour détention d'arme et usage de marijuana. Peter ne tardera pas à goûter aussi aux délices de la prison. Il y fut même tabassé et en garda un très mauvais souvenir, ce qui n'a fait que renforcer la haine qu'il avait envers la police.
Bob à son retour des Etats Unis , apporte une touche pop-rock aux oeuvres des Waillers. Le groupe grandit et s'ouvre à d'autres influences musicales. Bob devient le leader incontesté des Wailers, mais la frustration et surtout le désir d'être libre par rapport aux maisons de production poussent Peter et Bunny à partir. Nous sommes donc en 1974, le trio historique des Wailers se sépare. Peter Tosh démarre alors une carrière solo avec un début difficile. La rumeur fait état d'un conflit entre Bob et Peter, il n'en était rien. Ils sont restés amis. Ils ont même fait des concerts ensemble et ont joué parfois avec les mêmes musiciens (les frères Barrett par exemple). Bunny Wailer, Judy Mowatt et surtout Rita Marley ont collaboré à la réalisation du premier album solo de Tosh. Pour l'anedocte, signalons que Peter a épousé la soeur de Bunny. Une grande famille en somme... Mais on ne comprend toujours pas pourquoi Peter n'a pas assisté aux obsèques de Bob Marley.
Peter rastaman pratiquant, arrogant et coléreux avait une mauvaise réputation. L'étiquette de bad boy des Wailers lui collait à la peau et il entretenait bien cette image. Il dénonçait la corruption, le mensonge et toutes les inégalités. La véhémence de ses propos, ses rapports avec la presse et son tempérament en font l'image contraire de Bob Marley. Peter était très mystique et révolté à travers ses chansons. Son engagement dans la lutte anti-apartheid en Afrique du sud et ses prises de position en faveur des opprimés de tous les pays lui attiraient quelques ennuis avec la police politique de l'île. Grand militant des droits de l'homme (les vrais droits de l'homme...), il réclamait la justice avant tout. Profitant du méga concert de la paix et de la réconciliation (Kingston Avril 1978), il réitère son message qu'il avait lancé dans l'album "Equal Rights" : " La paix est un diplôme qu'on vous délivre à titre posthume au cimetière. Tout le monde réclame la paix mais personne ne demande la justice. Je ne veux pas de cette paix, car nous avons tous besoin des mêmes droits et de justice avant tout".
Peter était un grand ennemi de Babylone (le système encore actuel) qu'il vilipendait à travers ses chansons. C'était un chanteur très engagé et très pessimiste sur l'avenir de l'humanité, il était apocalyptique. Ses messages rejoignent ceux du musicien nigérian Fela Anikulapo Kuti.



Grâce à ses talents vocaux il rencontre les Rolling Stone qui l'emmènent dans une tournée à travers les USA et l'Europe. De cette collaboration naîtront deux disques (Bush Doctor et Mystic Man). Tosh devient alors une machine à produire des hits et enchaîne les concerts en Jamaïque et ailleurs dans le monde. Plus tard, Peter s'entoure du plus célèbre duo rythmique de la planète reggae à savoir Robbie Shakespeare à la guitare et Sly Dunbar à la batterie. Il forme le groupe "Word Sound & Power" qui l'a accompagné partout. Il réussi à s'offrir les services de l'excellent saxo (ténor et alto) Dean Fraser, la référence saxo du reggae. Dans la classification des différents styles de reggae, Peter Tosh fait partie des "Roots" de par son style musical et les messages de ses textes. Nous rangerons également dans ce groupe Bob Marley, The Gladiators, Capital Letters, Burning Spear, I Jah Man, Cimarons, Max Romeo, Heptones, Culture, Dennis Brown, Jacob Miller, Lee Scratch Perry, U Roy, I Roy, Bunny Wailer, Kiddus I, The Upsetters, Kingston Feeling, Twinkle Brothers, Mighty Diamonds, Pablo Moses, Culture, etc... la liste est très longue. Les années 80 coïncident avec l'explosion du reggae en différents styles. Un pôle européen est né en Angleterre avec l'avènement du reggae issu de la deuxième génération d'immigrés jamaïcains. Dans cette catégorie, je rangerai bien volontiers Steel Pulse, Aswad, LKJ, etc...



Tosh est devenu une grande pointure dans la galaxie reggae. Mais avec le temps ses productions discographiques devenaient de plus en plus rares. Le public a attendu quatre ans la sortie de son dernier disque. Il s'est éloigné un peu de la scène et voulait entamer une carrière de producteur. Il se proposait d'aider les jeunes artistes de son pays. Il n'a jamais renié son style, il n'acceptait pas les compromis. Il a toujours défendu ses convictions. Il n'est jamais tombé dans la facilité et n'a jamais fait du reggae commercial soft, ce qui est un exploit quand on connaît la pression du lobby des maisons de disques.
Le 11 Septembre 1987 au soir, trois pseudo-cambrioleurs armés font irruption chez lui et l'assassinent. Sa femme et ses invités qui étaient présents furent blessés. Parmi les meurtriers se trouvait une ancienne connaissance de Peter Tosh. Les circonstances de sa mort restent floues. On parle d'un marché que Peter n'aurait pas respecté, d'un règlement de compte, de la police politique, des services spéciaux d'un pays (CIquelque chose, peut etre). Signalons aussi que Peter Tosh et un ami étaient sur le point de prendre le contrôle d'une station radio très populaire en Jamaïque et voulaient transformer cette radio généraliste (la seule independante en Jamaïque) en une radio 100% reggae. Les discussions étaient tendues. Cette radio était considérée comme un instrument potentiel de propagande, un outil stratégique, voire une arme. Peter avait beaucoup d'ennemis. Ce qui est certain c'est qu'il a été victime d'un complot ou d'un contrat. Peter Tosh gênait beaucoup de gens. L'un de ses meurtriers est aujourd'hui en prison après un procès expéditif et une délibération record de 11mn. Les deux autres assassins courent toujours. Le mystère qui entoure sa mort contribue à entretenir le mythe et la légende du personnage.

# Posté le dimanche 12 juin 2005 08:25